Se préparer – Je vous en parle souvent, une bonne préparation à l’accouchement peut faire toute la différence. Arriver à l’hôpital en n’ayant aucune idée de ce qui se passera pourrait définitivement nuire au bon déroulement de la naissance de bébé. Bien sûr, chaque accouchement est une surprise et on ne peut pas prédire comment les choses se passeront. Par contre, on peut connaître les protocoles hospitaliers, les avantages/les risques et les alternatives des interventions médicales, les conditions gagnantes pour demeurer calme et produire une tonne d’endorphines, les positions et techniques pouvant nous aider à bien vivre l’intensité des contractions, les différentes phases de l’accouchement et leurs particularités, etc. Ainsi, on prend du pouvoir là où il est possible d’en avoir dans une telle aventure!

Parler aux bonnes personnes – On évite de parler d’accouchement à notre voisine qui dramatise tout ou qui aime tellement nous raconter le pire du pire!!! On se confie à des personnes positives, rassurantes et apaisantes. On demande à ces personnes de nous parler de leurs émotions, des trucs qu’elles ont mis en pratique, de la beauté de mettre au monde un enfant…et non de la durée de leur accouchement, de cm de dilatation et de nombre de poussées! Il y a tant de choses à dire sur la naissance, alors pourquoi réduire cette expérience à de simples chiffres? Et lorsque notre amie a envie de nous raconter son histoire qui ne s’est pas très bien passée, on lui propose doucement de l’entendre seulement quand notre propre accouchement sera passé!

Visualiser (avant et pendant) – On trouve une visualisation qui nous apaise, qui nous ressemble, qui nous fait du bien. Un lieu où on se sent bien et que l’on détaille dans notre tête, un voyage durant lequel on s’est senti en pleine possession de nos moyens, notre accouchement qui se passe en douceur…tout est possible! Si vous pratiquez votre visualisation régulièrement durant la grossesse, en détendant votre corps au max et en respirant doucement, il sera plus facile de la réutiliser lors de l’accouchement et elle sera plus efficace. L’idée est d’occuper notre cerveau pendant et entre les contractions. Pendant l’accouchement, vous pourrez aussi visualiser votre bébé qui travaille fort pour venir vous rejoindre, votre corps qui s’ouvre pour lui laisser toute la place, etc. Penser à bébé nous aide à sortir de « la fille qui a mal » pour devenir « la maman qui aide son bébé à naître ».

Faire équipe – Avec notre conjoint, avec une doula, avec notre sœur…on choisit des personnes en qui on a confiance, qui connaissent bien le processus de la naissance et qui sauront demeurer calme. On se prépare avec elles, on leur partage nos désirs et nos souhaits pour ce grand moment, on se confie à elles, on vit cette aventure en équipe!

Partager ses craintes (avant et pendant) – Et ces personnes avec qui on fait équipe, on leur PARLE! On partage nos craintes et nos doutes avec elles, avant et PENDANT l’accouchement. Je vous ai déjà parlé, ici, des impacts que peuvent avoir nos émotions pendant le travail. Je vous invite à lire (ou relire) cet article pour bien comprendre en quoi il est nécessaire de s’ouvrir aux personnes qui nous accompagnent.

Se détendre – On se pratique, pendant la grossesse, à relaxer tout le corps. Mâchoires, épaules, fesses, périnée…entre autres! Surtout lorsqu’on ressent une contraction. Ainsi, on envoie un message de quiétude au corps…et non de panique! Pendant l’accouchement, on bouge avec les sensations et on « reste molle » le plus possible. Moins on résiste, moins on a de tensions, mieux on accueille l’intensité des contractions.

Expirer longtemps – Durant la contraction, on inspire normalement et on expiiiiiiiiire loooooonnnnnngtemps. Une lente et longue expiration aide à demeurer dans la détente. Si on a envie de faire des sons à l’expiration, on y va de sons graves et on évite les sons aigus qui sont plutôt associés à une contraction musculaire et à la panique.

Une contraction à la fois – Ici. Maintenant. On vit la contraction. On respire. On se détend.

On laisse la contraction faire son travail. On laisse notre corps s’ouvrir. On laisse notre bébé descendre. On laisse repartir la contraction…

Elle est partie? On visualise quelque chose qui nous fait du bien. On boit une gorgée d’eau. On se colle sur la personne qui nous accompagne. On se détend.

Une autre contraction arrive?

Ici. Maintenant. On vit la contraction. On respire. On se détend.

Et ainsi de suite…

Si on pense trop à la prochaine contraction, à la durée de l’accouchement, à la poussée qui s’en vient, etc., on en parle aussitôt aux personnes qui nous accompagnent pour qu’elles nous aident à retourner dans le moment présent et dans le calme.

Faire confiance à son corps – Aussi cliché que cela puisse paraître, il est vrai que, si on lui fait confiance et qu’on reste calme, notre corps sait quoi faire et comment le faire. Avant l’accouchement, on se répète que notre intuition nous indiquera comment bouger et que notre corps saura faire le travail, à son rythme. Pendant l’accouchement, on a envie de bouger d’une telle façon ou, 5 minutes plus tard, d’une autre façon? On le fait! C’est assurément la bonne chose à faire!

Parler à bébé – On le rassure, on lui explique, on l’encourage! On le caresse, on y pense, on le ressent! On reste en contact avec bébé tout au long de l’accouchement. C’est plein d’amour et ça fait tellement de bien!

Bon accouchement!

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