Que vous aimiez être enceinte ou non, le temps des fêtes avec une belle bedaine, ce n’est pas toujours agréable.

Des « caresses » et commentaires sur votre ventre (et même parfois sur votre poids!), en passant par les histoires d’accouchement plus ou moins encourageantes et par les opinions de tous concernant l’alimentation de la femme enceinte, vous pouvez vous attendre à bien des choses!

Puis, il y a les soupers, les soirées et les nuits parfois courtes (ou longues, c’est selon!), la fatigue qui s’accumule de jour en jour et les tensions dans votre corps qui vous crient « repose-toi! ».

Durant cette période symbolique de l’année, il est parfois difficile de changer les traditions, même temporairement, et de mettre vos limites. J’ajouterais même que de simplement prendre conscience de ces fameuses limites peut être un défi en soi.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé d’y aller de mes suggestions pour, je l’espère, vous simplifier un peu la vie et vous permettre de réellement profiter du temps des fêtes.

Pour commencer, quelques phrases utiles pour éviter les discussions irritantes.

  • Une cousine vous dit que vous avez TELLEMENT une grosse bedaine, ou émet un commentaire que vous n’appréciez pas concernant votre ventre? Pourquoi ne pas lui répondre simplement et avec humour : « Tu trouves toi aussi que j’ai pris du ventre? J’pense faire un test de grossesse justement! » ou bien « Ce n’est pas moi qui décide de la forme de mon bedon, en autant qu’il y ait un bébé dedans, je suis satisfaite! ». Rien de compliqué, rien de déplacé et ça ne donne pas envie de poursuivre dans ce type de commentaires.
  • Quelqu’un vous parle de votre prise de poids? Allez-y en douceur avec quelque chose comme : « Je fais confiance à mon corps, il sait quoi faire pour que tout se passe bien! ». Voilà! Fin de la discussion!
  • Votre tante vous raconte son histoire d’accouchement qui a mal fini? Vous pourriez lui dire, avec un énorme sourire : « Et maintenant, aurais-tu une belle histoire à me raconter? Tu sais, une histoire qui me donnera confiance!».
  • Et si une personne a envie de surveiller vos choix alimentaires, de les remettre en question ou de vous partager ses conseils, la phrase suivante pourrait vous éviter une discussion épineuse : « Merci beaucoup de t’en préoccuper, mais je me sens très bien avec les choix que j’ai fait! ».

Vous avez compris que l’objectif est de ne pas laisser trop d’espace à ces commentaires, qui pourraient devenir envahissants et faire monter en vous l’envie de partir sans dire « Joyeux Noël »!

Maintenant, vos limites!

Vous savez, cette petite voix qui vous chuchote (et qui hurle parfois!) que vous n’avez pas envie d’aller à ce souper ou à cette soirée… Les voilà, vos limites!

Par peur de déplaire, vous choisirez peut-être de ne pas les écouter. Pour éviter de vous justifier ou d’entendre des commentaires désagréables, vous déciderez peut-être de faire comme si elles n’existaient pas…

Mais VOUS là-dedans. Que souhaitez-vous VRAIMENT? Qu’est-ce qui VOUS ferait du bien? Serez-vous heureuse et apprécierez-vous réellement votre soirée si vous vous forcez à y aller?

Y aurait-il moyen de modifier les plans? De faire un dîner au lieu d’un souper? De partir plus tôt que les années précédentes? De dire simplement « non pour cette année »?

Que pourrait-il arriver de pire si vous refusiez une invitation? Des personnes mécontentes? Serait-il possible de leur expliquer calmement que pour cette année, vous changerez vos habitudes afin de mieux répondre à vos besoins de calme et de repos?

Je souhaite que vous soyez capable de prendre soin de vous et de ce petit être qui prend de plus en plus de place. N’attendez pas que votre fatigue se transforme en épuisement, en douleurs et même en contractions! Votre santé (physique et mentale) est plus importante que quelques partys de Noël! Non?

Et si vous écoutiez vos besoins et désirs, ne serait-ce pas le plus beau cadeau de Noël que vous pourriez vous faire à vous-même?

Je vous souhaite un Joyeux Noël, à vous et votre bedaine!

 

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